Le kohol ou Khol
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mardi 18 mars 2008, par DILAP
Le kohol est autant un produit naturel de beauté, qu’un minerai aux vertus médicinales reconnues, utilisé depuis la nuit des temps.
Le kohol est connu depuis les pharaons, les femmes et les hommes semblaient fascinés par la profondeur qu’il confère au regard. Sa place de cosmétique de choix se devine aux somptueux étuis où on le conservait : étuis en or, en bois ou en ivoire ciselés.
Au Maghreb, le Kohol ou khol, est utilisé par les femmes autant comme médicament que comme accessoire de beauté. Les vielles dames l’utilisent principalement comme ingrédient de prévention du trachome, endémique dans les régions du sud, et même dans le nord du Maghreb quand soufflent les vents de sable du désert, apportant avec eux les germes du trachome. Ce kohol médicinal a des nuances d’un beau bleu très foncé. Les hommes et femmes Touareg, utilisent une variante de ce kohol, riche d’un minerai doré, réfléchissant, pour se prémunir de la clarté aveuglante des larges espaces du sahara. Les jeunes femmes elles, préférant un kohol aux reflets gris ou noir profond, au grain très fin, pour souligner délicatement la paupière du haut.
Au premier jour du printemps, les jeunes filles se donnent le mot pour se faire les yeux. Pour les jeunes hommes, c’est un spectacle irrésistible de goûter à cette séduction spontanée et généralisée du mois de mars.
Le kohol se conserve dans un étui qui s’appelle jaaba, selon la fortune de la personne, cela peut être un simple bout de roseau évidé et dont le bout est découpé en biseau, ou alors, un étui de bois sculpté et finement rehaussé de couleurs. Le kohol, tassé au fond de la jaaba, s’applique grâce à un morceau d’ébène, taillé en fuseau et appelé marwad ou mirwâd selon les régions.
