Rencontres cinématographiques de Béjaïa

Rencontres cinématographiques de Béjaïa

Rencontres cinématographiques de Béjaïa
 
Les rencontres cinématographiques de Béjaia sont nées d’une rencontre entre deux associations. L’association Projecteur basée à Béjaia, qui a pour objectif d’animer des espaces de diffusion cinématographiques, notamment à travers un ciné-club « allons voir un film ». L’autre association est Kaina cinéma, basée à Paris, née depuis mars 2003, elle poursuit l’objectif de soutenir des initiatives qui participent à faire revivre la filière cinématographique en Algérie, et de créer des liens de collaboration et de coopération avec les professionnels français et plus largement européens qui souhaitent soutenir des actions en Algérie.

 

Ainsi depuis juin 2003, date de la première édition, une tradition s’installe à Béjaia aujourd’hui.
 
Ces rencontres sont avant tout un moment de débat, de formation et d’échange autour du cinéma.
 
Les rencontres cinématographiques de Béjaia sont une vitrine du jeune cinéma Algérien. Les deux équipes tentent à travers une programmation sous la signe de la diversité des genres (courts, longs, fictions, documentaire…) de donner à voir la richesse des regards que des jeunes cinéastes portent sur leurs pays et sur le monde. Soucieux de créer de garder un pont avec la patrimoine cinématographique algérien, les organisateurs ont eu à coeur de montrer leurs filiation à un certain cinéma Algérien en montrant L’obstacle de Bouamari, Une boîte dans le désert de Brahim Tsaki, Tahya ya didou de Mohamed Zinet qui a ouvert la troisième édition.
 
L’option d’être un espace ouvert aux autres cultures et nationalités était présent à travers des films du patrimoine de la cinémathèque de Bretagne ou bien des films qui nous racontent l’engagement de Mahmoud Darwiche en Palestine (écrivain des frontières de Samir Abdellah » ou bien l’itinéraire d’un jeune Noir américain qui veut devenir chanteur (Chantz l’enfant Jazz de Mohamed Kounda)
 
Persuadés que le cinéma, et par la même l’action culturelle, ne peut exister que par l’implication des concernés eux-mêmes, c’est-à-dire des femmes et des hommes qui mettent en place des ciné-clubs et qui offrent au public la possibilité de regarder des films collectivement et d’en discuter ; les RCB mettent l’accent sur et la consolidation du réseau de ciné-club qui est en train de se développer dans plusieurs villes d’Algérie en les invitant à chaque édition pour échanger, partager, se former.
 
Un nouveau souffle est donné au cinéma algérien, il est porté par de nombreux réalisateurs et réalisatrices indépendants, qui sont aussi pour certains d’entre eux producteurs, distributeurs… C’est dire toute l’énergie et la volonté qui existent pour continuer à faire des images en Algérie et de les montrer.