Littérature arabe au féminin

LITTERATURE ARABE AU FEMININ 

Nous avons aimé

Sahar Khalîfa

Un printemps chaud
Edition Arabe  Dâr al-âdâb
Beyrouth, 2004
e-mail : d_aladab@cyberia.net.lb

 

Un superbe roman écrit par une palestinienne. Dans une langue magnifique, qui mêle astucieusement et à merveille un très bel arabe littéral -très accessible-  à ce que l’on appel aujourd’hui l’arabe « intermédiaire », en plus du dialecte palestinien, absolument savoureux et qui navigue entre plusieurs dialectes, donc compréhensible par le plus grand nombre.

 

Sahar Khalîfa  y parle de la Palestine de l’après « accords Oslo » , la création de l’Autorité palestinienne , les désillusions engendrées par cette démarche. L’invasion de la bande de Gaza par l’armée israélienne , le siège de Ramallah,  celui du QG de Arafat et du calvaire vécu par le leader palestinien et ses compagnons…

 

Mais le roman, parfois dur –aux dimensions du drame palestinien- évite intelligemment  et très humainement tout manichéisme, toute attaque frontale à l’égard d’Israél. Il montre tout simplement la réalité absurde du conflit souvent bien en deçà de la dure réalité décrite à mots couverts.

 

Les personnages sont attachants, bien « en chair », d’un réalisme surprenant, souvent maladroits, rigolos…

 

Le roman se termine même sur une note très optimiste et émouvante sur la jeunesse israélienne qui pourrait en effet à l’avenir changer le cours des choses…

On ne vous en dira pas plus : à lire et à faire lire par vos proches et vos ami(e)s.