Choix fondamentaux de langue

Choix fondamentaux de langue

L’arabe comme « langue morte », ancienne

 

La langue arabe, du fait d’un problème de pluriglossie qui ne lui est pas propre d’ailleurs (l’Allemand, par exemple ou l’Espagnol connaissent le même phénomène) a malheureusement fait les frais –pour des raisons trop longues à évoquer ici- de l’ambiguïté « classique/littéral ». Dans les pays arabes, la langue, et cela est tout à fait normal, est enseignée comme langue nationale, d’abord comme langue tout court, hélas, dans un sens très classique –nous y reviendrons- puis comme véhicule pour toutes les disciplines aux programmes scolaires. Du fait de l’omniprésence des dialectes, ce phénomène de pluriglossie n’a jamais réellement été pris en compte et donc a été géré pragmatiquement selon les pays et surtout laissé à la compétence des enseignants et leur savoir-faire personnel.
 
Précisons que longtemps cependant, et surtout après l’indépendance des pays du Maghreb, les différents régimes successifs ont d’abord eu comme attitude d’imposer à l’école l’Arabe littéral au sens « pur » avec quasi interdiction d’utiliser les dialectes ! Un peu à la manière de la France interdisant il y a soixante-dix ans à peine, l’usage de langues régionales (breton, occitan) à coup de férule.
 
Cet aspect contre-productif au niveau pédagogique est heureusement dépassé depuis longtemps et l’Arabe « classique » cohabite avec son volet dialectal, au grand soulagement de tout le monde. Y compris de nos jours dans les médias officiels et même les plaidoiries au sein des tribunaux. Les choses évoluent dans le bon sens….
 
Nous avons employé l’expression « arabe classique » volontairement, car jamais, dans le monde arabe on n’a accepté de faire la différence entre l’arabe littéraire –classique et l’arabe moderne.