Déclinaisons, pratique de l’oral et traduction

Déclinaisons, pratique de l’oral et traduction

A propos de l’I’râb (déclinaisons)

Privilégiant l’approche communicative et donc donnant la priorité à l’oral, il s’agit d’aborder la langue arabe telle qu’elle se manifeste aujourd’hui, c’est-à-dire sans respecter les déclinaisons sauf lorsqu’elles sont incontournables à l’oral comme à l’écrit ( présence de pronoms affixes, pluriels externes, duels etc..).
 

Voir à ce propos notre article dans Midad rubrique pédagogique.
De ce fait, l’enseignement de la grammaire, les choix stratégiques ainsi que les priorités s’en trouvent forcément bouleversés.

Le problème de la traduction

Le problème de la traduction concernant l’enseignement des langues est aujourd’hui plus ou moins réglé en tant que choix pédagogique : il est stupide de nier le phénomène spontané de traduction même « inconscient ». Ce phénomène existe, il est là dans la pratique pédagogique , nous devons plutôt en tenir compte pour rebondir dessus et l’utiliser à bon escient !

 

Pour rester concis, et comme nous l’avons signalé plus haut , l’usage de la traduction doit être modéré (surtout dans des cours en groupe-classe avec un professeur) et aider à l’accès au sens : il ne s’agit pas de faire des traductions de type littéraire, non plus du mot à mot ce qui revient souvent à embrouiller l’apprenant plutôt que de l’éclairer.
 

L’idéal est d’en rester à l’établissement d’un lexique bilingue pour chaque leçon et de laisser les apprenants fournit l’effort de compréhension nécessaire au fur et à mesure de leurs progrès et au fur et à mesure qu’ils stockent du lexique et de nouvelles structures.
 

Pour l’auto-apprentissage, les conditions sont différentes : il est conseillé de proposer une traduction intégrale de type « pédagogique » mais en différé (à la fin de l’ouvrage par exemple) ; l’apprenant étant invité à n’y recourir qu’après avoir fourni l’effort de compréhension grâce au lexique.