Graphie, écriture et usage des voyelles

Graphie, écriture et usage des voyelles

Apprentissage de la graphie et de l’écriture

Avec une approche communicative, l’apprentissage de l’alphabet dans l’ordre traditionnel est un non-sens. Les lettres doivent être enseignées selon les besoins du cours et de la progression proposée. Il faut tenir compte aussi des publics non dialectophones et accorder un soin particulier aux phonèmes/graphèmes inexistants dans la langue de l’apprenant, ce qui doit déboucher sur un travail particulier au niveau de la discrimination et de la correction phonétique.

Avec ou sans voyelles brèves ?

Dans les systèmes scolaires arabes, la langue – surtout écrite – est enseignée avec l’utilisation systématique des voyelles brèves. Sans doute une tradition héritée de l’école coranique. Si cette démarche a indéniablement l’avantage de faciliter la lecture, elle devient vite un handicap car elle n’est plus adaptée au monde moderne : les signes diacritiques ne sont plus utilisées dans les productions écrites modernes (presse, littérature, ouvrages scientifiques etc…). L’élève qui a toujours appris à lire à l’aide de ces « béquilles » a du mal par la suite à lire correctement des textes non vocalisés.

Partant de ce constat lucide, on a connu en France deux période face à cette question :

– une première période où l’on a pris le contre-pied total de la démarche suivie dans les systèmes scolaires arabes et où l’on a appliqué le « tout-sans-voyelles » à l’excès. Le moins qu’on puisse dire, est que les résultats, notamment pour la lecture oralisée n’ont pas été probants !
– une deuxième période où l’on est revenu à une démarche médiane beaucoup plus productive : n’utiliser que les voyelles nécessaires, notamment pour les verbes dérivés conjugués, certains participes, les mots nouveaux…