L’enseignement des langues  en France et en Europe

L’enseignement des langues en France et en Europe

En quoi l’enseignement de l’Arabe en France et en Europe a-t-il bénéficié de ces avancées pédagogiques ?

Au regard de ce qui a été dit au chapitre précédent et pour éviter des redites, nous allons succinctement énumérer les principales dispositions et choix adoptés en France, notamment dans les programmes et directives de l’Éducation Nationale. Précisons que ces choix pédagogiques peuvent déboucher encore sur des pratiques parfois tâtonnantes, parfois sans éviter quelques défauts signalés plus haut, c’est-à-dire sans parvenir à pratiquer une véritable rupture avec certaines « errances » passées et signalées. Pour notre part, nous allons essayer, en toute objectivité de montrer en quoi ces avancées nous ont permis de progresser significativement dans nos préoccupations pédagogiques , mais aussi de nos productions, sans oublier de signaler les failles, les manques , les besoins nouveaux que l’on découvre au fur et à mesure que l’on pratique ce métier à la fois passionnant et si difficile. En toute modestie.

Le choix de l’approche communicative

Aux antipodes donc de la démarche omniprésente dans les manuels en provenance des pays arabes, orientée vers la littérature , surtout classique (donc essentiellement vers la langue de l’écrit) on privilégie l’Arabe en tant que langue de communication moderne, sans négliger le volet dialectal, autre facette de la même pièce. Là encore, les choses ne sont pas encore tout à fait claires pour tout le monde (voir les débats qui se déroulent sur notre forum en ce moment et à ce sujet et surtout à propos de la langue «intermédiaire »).

Contre-balancer les effets négatifs
des dialogues « artificiels »

Conscients des problèmes signalés plus haut concernant la dérive dans la conception de dialogues programmés étroitement dépendants d’une progression grammaticale rigoureuse pour ne pas dire rigide, on a opté pour le choix de nouveaux courants pédagogiques, notamment ceux qui prônent le recours aux documents authentiques comme matériaux de base pour l’édification de toute méthode.

Cette démarche est fort séduisante et convaincante car elle résout en grande partie cette épineuse question du « corpus de base », qui a été réalisé pour le Français fondamental et qui nous manque cruellement en Arabe. Mais elle présente à notre sens un inconvénient majeur du point de vue de la réalisation pratique quand il s’agit de cours pour débutants complets, non dialectophones, avec donc l’immense volet phonétique à travailler sérieusement à la base, par exemple.