Lettres orphelines et étagement

Lettres orphelines et étagement

Les lettres « orphelines » ne s’attachent pas à la lettre qui suit :

Ces lettres doivent bénéficier d’un traitement particulier, car là encore, le réflexe ne vient pas automatiquement et il est fréquent de voir des élèves attacher ces lettres aux suivantes ce qui rend le mot absolument illisible.

Traditionnellement, ne figurent pas dans la nomenclature « officielle » de l’alphabet ; il convient aussi de les traiter avec attention en les faisant figurer en bonne place au cours de l’apprentissage, tant leur présence est importante dans le dispositif d’ensemble de l’écriture arabe.

 

Lettres « CAPRICIEUSES »

La plupart des lettres ne changent guère d’aspect dans leurs différentes positions (initiale, médiane, finale, isolée) : il ne s’agit au fond que d’une forme de base (la forme médiane) à laquelle s’ajoutent des appendices, en nombre limité. Trois seulement voient leur graphème de base engendrer d’autres graphèmes assez, voire très différents. Il s’agit du , du et du . Le et le posent en outre à certains un problème phonétique. Enfin se pose la question de l’écriture de la hamza et du choix de son support. Cet aspect peut ne pas paraître urgent, il convient néanmoins de le traiter rapidement au moins pour ce qui est de la reconnaissance.

Polices de caractères et « étagement »

 

Les élèves étant invités très tôt à découvrir des documents authentiques, il est important de les familiariser avec les différentes polices de caractères proposées aujourd’hui dans les logiciels, et surtout avec un phénomène gênant pour les débutants : celui que nous appelons par commodité « étagement », très courant avec beaucoup de graphies. Nous appelons ainsi la superposition de deux voire trois lettres comme dans , ou . Ce type de graphie induit deux difficultés :
– il faut repérer l’ordre des lettres ;
– il faut « rendre à chaque lettre ses points ».