Le système graphique arabe : les voyelles

Le système graphique arabe : les voyelles

Si la calligraphie peut faire l’objet de séances séparées un peu comme on ferait du dessin, l’apprentissage de la graphie, lui, ne peut pas être dissocié de celui de la langue. Le travail de discrimination auditive et le travail sur la correspondance son/signe, restent essentiels. S’y ajoutent quelques problèmes spécifiques. Celui des voyelles longues et brèves n’est pas des moindres : un double entraînement est nécessaire, phonétique pour faire distinguer les longues des brèves, et graphique puisque seules les voyelles longues font partie du corps du mot. Sinon, l’élève à tendance à mettre des voyelles longues partout, à la manière du Français (consonne-voyelle-consonne…). Là encore, il faut être vigilant, d’autant plus que le rapport brèves-longues touche à la morphologie. Un apprentissage rigoureux à ce niveau permet non seulement d’éviter de futures erreurs graves, mais aussi d’acquérir une prosodie correcte.

Problème des voyelles brèves

Une fois le travail de découverte du code graphique effectué, il faut bien répondre à l’élève qui craint d’avoir affaire à des « fantômes », qu’il entend mais ne voit pas, qui sont présents dans le mot qu’on lui demande d’écrire : les voyelles brèves et autres phénomènes linguistiques représentés par des signes (soukoun, chadda, madda, tanwin…). Si le choix d’enseigner l’arabe sans noter systématiquement toutes les voyelles brèves est indiscutable, il est néanmoins indispensable que l’élève connaisse l’existence de ces signes et ce qui fait qu’un mot comme peut se lire kataba, ou kutiba ou encore kutub. Une fois l’énigme des voyelles brèves élucidée, les élèves comprennent qu’on fasse un usage modéré et raisonné de ces signes.